Dossier de presse « L’Ombre du Soufi » pdf


LES THÉRÈSES – PRODUCTION, ADMINISTRATION, GESTION, FORMATION POUR LE SPECTACLE VIVANTNewsletter de Décembre 2013

 

L’ombrine est un poisson. Le fantascope, ancêtre du cinéma, est une machine à projeter des ombres à l’aide de lampes mobiles. Véronique Le Gaillard a fondé la compagnie L’Ombrine et Le Fantascope en 2000, afin de diffuser le théâtre d’ombres et de conter des histoires pour toucher les touts-petits et leur parents.

De sa voix joyeuse, elle raconte sa venue à cette technique préhistorique, elle qui fabriquait des lampes en céramique. Autodidacte, elle crée “Malika Marinadol” et le succès est immédiat. C’est l’histoire d’une petite fille qui découvre toutes les marionnettes du Monde au cabaret du Chat Noir. L’occasion pour Véronique Le Gaillard de rendre hommage à cet art.

En 2003, “Fantoche et Déraison” voit le jour, avec Romuald Berrier, le compositeur des musiques de la compagnie. C’est un spectacle sombre et impertinent sur la Mort, pour adultes et adolescents. À l’opposé, “Rêve d’oiseau” créé en 2007 est un spectacle tout mignon sur la naissance et l’adoption, pour des enfants de 1 à 5 ans. C’est un vrai succès, aujourd’hui interprété par Corinne Dupin qui a rejoint l’équipe en 2005 comme chanteuse et diffuseuse de la compagnie.

 

“Chair de Lune” créé en 2009 parle de l’absence maternelle et du rôle du père. “La colère de Lô” créé en 2012, au festival d’Aspet (31) s’adresse aux enfants de 3 à 6 ans. Le prochain spectacle “Puppa Giganta” est déjà en préparation, autour d’une marionnette géante et de projections d’images. Véronique Le Gaillard aborde des sujets difficiles avec infiniment de douceur et de légèreté. Son langage est accessible à tous. Les ombres dessinent des petits personnages attachants. Les projections à travers des carreaux colorés créent des scènes éclatantes de lumière. C’est une battante qui fait tout elle-même : Du dessin à la soudure en passant par les boitiers électriques et les décors peints. Elle anime aussi de nombreux ateliers autour du théâtre d’ombres. Les Thérèses accompagnent la compagnie L’Ombrine et le Fantascope depuis l’an 2000.                                                                                                                           ©FrantzMC

Va, vis, deviens

(la colère de Lô) 

« La colère de l’eau. Non.

La colère comme le tonnerre d’un petit bonhomme. »

(…)Un récit initiatique suivant Lô, petit bonhomme candide, en quête de liens innocents à tisser avec son environnement naturel : « Les arbres, c’est pratique, ça ne change pas de place. » Un beau jour, la pureté bien réglée de son quotidien se trouve chamboulée : les graines dorment dans le secret de la terre jusqu’à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elle de se réveiller. Lô veille avec attention sur ce trésor végétal en éclosion (« Oh, elle est en train de se réveiller. Je vais rester à côté d’elle pour ne pas rater la première feuille ») et aspire à amadouer sa fragilité, à respirer son parfum. Qui s’y frotte s’y pique ! Une colère orageuse inonde alors le petit cœur inexpérimenté de Lô et le conduit à prendre la route, afin d’apprivoiser les ressources dont il dispose face à pareille émotion. Il découvrira que le désir de vengeance qui l’anime (« Elle va voir la terreur qu’elle va avoir cette petite pousse ») est une source incomparable de solidarité avec les animaux rencontrés sur le chemin du tourbillon de la vie. Fourmi, escargot anglais, hérisson et hibou italien l’aideront par la parole à s’apaiser afin que Lô comprenne que, chez les bons cœurs, la colère n’est qu’un besoin pressant de pardonner.

Dès les premières minutes, sur fond de tonnerre et trompes d’eau, la sensorialité visuelle et auditive des petits loups est sollicitée jusqu’à ce que, demi-heure plus tard, la lumière décline.

Un écran en forme de cumulus pluvieux siège au milieu de la scène et figure, par un jet de couleurs arc-en-ciel et de surgissements d’ombres, le microcosme kaléidoscopique à l’intérieur duquel se déroule le canevas du conte (forêt, songes de Lô). Ces ombres évoluent sur plusieurs strates, oscillant entre le cadre instantané du moment conté et l’imaginaire de Lô. Et lorsque Véronique décide de rompre avec la coordination maîtrisée de ses gestes derrière l’écran pour déambuler en manipulant avec précision le bruissement d’ailes du grand hibou, l’attention enfantine grimpe d’un niveau, grâce à cette dimension supplémentaire.

Dialogues, accents et modulation de la hauteur de voix selon les animaux, sont parfaitement adaptés à la tranche d’âge et rythment le jeu bigarré. « Maman, j’ai adoré même si ça  faisait un peu peur des fois »

Marlène Pereira 

Le Clou dans la Planche – Actualité critique du spectacle vivant

Publié le 9 Mars 2013

 Un spectacle Miro

(Chair de Lune)

Après « Rêve d’oiseau » et « Malika Marinadol« , la compagnie L’Ombrine et le Fantascope présente un nouveau spectacle fondé sur le théâtre d’ombres, « Chair de lune » : une pratique qui vise avant tout le plaisir des yeux, ici dans un jet de couleurs façon Joan Miro… abstractions exceptées bien sûr ! Véronique Le Gaillard et Corinne Dupin manipulent, content et chantent, tandis que Marc Caussanel les accompagne aux percussions.

Clara est une petite fille de sept ans à la tête pleine de rêves lunaires. S’endormir, très peu pour elle, il ne faudrait pas rater les rendez-vous avec la reine de la nuit – ronde et maternelle forme qui réchauffe de sa lumière son cœur d’enfant. Le papa gronde parfois mais la chatte Mitsie, elle, semble comprendre parfaitement cette curiosité envers le monde nocturne.
Clara est née un soir de lune rousse et depuis elle vagabonde en pensée sur cette contrée inconnue qui lui rappelle sa mère. Elle y voyage sur un cheval blanc ailé et y croise toutes sortes de créatures cousines de l’ornithorynque : la toucancinelle mi-oiseau mi-coccinelle, l’effrayante charaignée qui dégringole de nulle part. Un rhinocéloce la porte de fleur en fleur, lui permettant de découvrir un monde aux mille couleurs, mais le papillon à la trompe d’éléphant, lui, reste sauvage et la fuit pour aller siroter la mer de lune. Bref, voilà une petite fille qui ne manque pas d’imagination !

(…)

le verdict des enfants laisse peu de doute quant à l’efficacité visuelle de ces surgissements d’ombres : une silence rare dans la salle pour une tripotée de petits bouts (autour de 4 ans) très à l’écoute.

Manon Ona (Le clou dans la planche)

Une maman 
pas comme les autres

(Rêve d’oiseau)

Publié le 15 Mai 2011

 

« Vous connaissez une histoire de théâtre d’ombres, vous ?  Ce n’est pas facile à trouver comme histoire. J’ai donc fait appel à mon amie la sorcière, pas celle au nez crochu qui mange les enfants, mais la femme aux longs cheveux qui exauce les vœux. » Ainsi (…) la Cie L’ombrine et le Fantascope, plongea-t-elle avec Rêve d’oiseau son jeune auditoire (…)dans la quête d’un conte à mettre en ombres…

Lumiz’hommes et hippo

Après la rencontre avec son amie sorcière, (la comédienne) suivit à la lettre ses conseils et escalada de grandes montagnes pour trouver ces petits êtres : les Lumiz’hommes, seuls capables de lui donner ce qu’elle cherchait. Et c’est au fond d’une grotte toute noire d’obscurité qu’elle avança péniblement jusqu’à entrevoir de petites lumières toutes lointaines. Les Lumiz’hommes était là, leur idée de conte aussi. (…)

L’histoire dans l’oeuf

Une histoire d’affection plutôt originale entre deux animaux, sur un écran en forme d’œuf posé sur deux grosses pattes d’oiseaux. Des chansons rigolotes sur une musique de Romuald Berrier accompagnent l’évolution du petit Béco vers son âge adulte et ses couleurs. Du désir ardent de vouloir s’envoler comme ses semblables naît la complicité d’un tonton hippo croquant la vie à pleine dent, des tam-tams, de la joie, quelques frayeurs lorsque Béco disparaît. C’est alors au tour des enfants d’aider Hippopo et la comédienne, venue s’incorporer dans l’univers des ombres, à retrouver l’oiseau.

(…) un spectacle bien mené et captivant, jouant sur des plans divers, attentif aux réactions des tout-petits.(…) la présentation des marionnettes et de leur fonctionnement est une idée qui en aura fasciné plus d’un à la fin du spectacle . ||

Quentin Daniel

(Le clou dans la planche)

Instants complices  » : deux spectacles pour les scolaires

Dans le cadre des « Instants complices » de Sylvanès, Marjolaine Fossé, qui s’occupe de la programmation, avait retenu pour les écoliers de Nant deux spectacles de la compagnie L’Ombrine et le Fantascope , de Toulouse, l’un pour les petits de maternelle et l’autre pour les enfants des cycles 2 et 3. Deux spectacles d’ombres que les enfants comme les enseignantes ont beaucoup aimés. Rêve d’oiseau, pour les plus petits, est une jolie histoire d’amitié entre Hippopo, le gros et lourd hippopotame qui fait trembler les arbres, et Béco, un petit oiseau qui a éclos sur sa tête en sortant de l’oeuf qu’Hippopo, sans s’en apercevoir, avait fait tomber du nid. Les enfants ont été très attentifs, ont ri parfois, et même souvent, aux dialogues parfaitement adaptés à leur jeune âge.

Pour les grands, l’histoire était un peu plus compliquée, avec en toile de fond, au début et à la fin, la chanson bien connue « Je cherche fortune ». Malika Marinadol, qui vient de commettre un larcin, est poursuivie et se réfugie dans le cabaret du « chat noir » à Montmartre. De là, grâce au chat et à un peu de magie, elle va fuir et visiter des pays d’Orient où le théâtre d’ombres a toujours été ancré dans les traditions. Elle fera des rencontres amusantes ou effrayantes, avant de revenir à Montmartre. Les deux comédiennes, Véronique Le Gaillard, déguisée en chat, le visage aussi noir que les vêtements, et Corinne Dupin, la jeune Malika, sont parfois intervenues elles-mêmes sur scène ou dans la salle, ce qui donne une autre dimension au spectacle. Ensuite, elles ont fait découvrir aux enfants l’envers du décor, tout ce qui est derrière le castelet. En complément, le lendemain, elles ont organisé des ateliers où les enfants ont pu manipuler eux aussi des silhouettes pour projeter des ombres, un travail très intéressant.

(Midi Libre.com)

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